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2 octobre 2014 4 02 /10 /octobre /2014 03:05

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Communiqué du SNESUP-FSU de l’UPVD

 

NON à la COMUE LRU !

 

Nous alertons notre communauté universitaire sur les dangers que constitue le fait d’être membre de la Communauté d’Universités et d’Établissements Languedoc-Roussillon Universités (soit COMUE LRU !!!). En effet, la loi du 22 juillet 2013 a engagé les universités dans une course aux regroupements. Notre PRES a ainsi été supprimé le 1er septembre 2013 pour devenir une COMUE. Mais ses statuts se sont négociés sans transparence ni débat démocratique. La version dite définitive des statuts a certes évolué par rapport à celle transmise en juin par nos camarades de Montpellier mais nos inquiétudes restent entières.

1)      Composition des conseils

Il n’y aurait que 16 EC élu-e-s (sans garantie de représentation minimale de chaque établissement, chaque liste devant assurer la représentation d’au moins 75% des établissements membres) sur 54 administrateurs.

Les membres EC du Conseil Académique ne seraient élu-e-s qu’indirectement par les membres des CA des établissements et sans garantie non plus d’un nombre de siège minimal pour chaque établissement.

 2)      Mise à disposition et détachement

Les statuts prévoient la possibilité de mettre à disposition ou de détacher des personnels au profit de la COMUE, placés alors sous l’autorité hiérarchique du président, mais sans en encadrer les procédures, en particulier le consentement de l’agent.

 3)      Compétences du Conseil d’Administration de la COMUE

Le CA « délibère sur les conséquences d’une modification du statut juridique d’un Membre ou d’un associé, ou de son périmètre scientifique sur la COMUE.» La perte d’autonomie est patente.

Le CA peut modifier les statuts, en particulier en ce qui concerne les compétences transférées. Il suffit de l’avis favorable du conseil des membres, composé d’un représentant par établissement membre (mais le vote favorable des 2/3 suffirait et non l’unanimité.) Les CA des établissements membres sont simplement consultés pour « avis conforme ». Le droit de véto d’un établissement sur l’élargissement des compétences de la COMUE n’est pas explicitement inscrit dans les statuts. A terme c’est peut-être notre offre de formation qui s’en trouvera réduite et notre mission de service public de proximité d’enseignement supérieur et de recherche qui sera sacrifiée.

 Ainsi, nous risquons de voir bientôt l’autonomie de notre université fortement réduite dans une communauté aux instances peu démocratiques. Nous verrons une structure supplémentaire alourdir le fonctionnement de chaque établissement et amputer, pour son fonctionnement propre, le budget général de l’ESR, qui n’est déjà pas à la hauteur des besoins. C’est pourquoi nous appelons notre communauté universitaire à s’emparer de cette question pour en débattre. Nous demandons aux élu-e-s de nos Comité Technique, Conseil Académique et Conseil d’Administration de voter contre de tels statuts et de délibérer en faveur d’un moratoire d’un an pour la mise en place de ce regroupement, qui permette de réelles concertations collégiales afin de construire la coopération entre établissements, sans exclure la forme de la simple association, et qui prenne aussi en compte la réforme territoriale en cours, fusion régionale entre Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon.

 

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1 octobre 2014 3 01 /10 /octobre /2014 17:22

 

On parle actuellement beaucoup de la mise en place à marche forcée des COMUE – Communautés d’Universités et d’Etablissements – réorganisation plus ou moins imposée par le Ministère. Et notamment de la COMUE Languedoc-Roussillon Universités (ce qui donne  le sigle L.R.U. – certains ne manquent décidemment pas d’humour….ou n’ont guère le sens du ridicule…). Et on évite en général de parler de l’ « association » - l’autre solution pourtant prévue par la loi ESR du 22 juillet 2013.

Qu’en est –il sur le terrain ?

Cinq « sites » ont en fait opté pour le régime de l’association : Lorraine, Alsace, Auvergne, Picardie et Provence. Là, le refus de la COMUE a été clair et net : « L’Université d’Aix-Marseille (NB issue de la fusion des trois universités métropolitaines) n’a absolument pas l’intention d’aller vers une structure supplémentaire comme la communauté d’universités » a déclaré Yvon Berland, son président.

L’Aquitaine a opté pour une solution originale combinant association au niveau métropolitain et COMUE au niveau régional.

L’Université de Savoie a su résister aux pressions de la puissante COMUE grenobloise et a eu le courage d’opter pour l’association

Enfin, l’Université de Toulon, avec une politique de double association, a eu l’habilité de jouer sur les deux tableaux (Aix-Marseille et Nice)

Beaucoup d’exemples fort instructifs dont aurait pu s’inspirer l’UPVD s’il y avait eu localement un véritable débat sur la question. Le choix tactique le plus avisé (mais il impliquait une certaine dose d’audace et une véritable politique à moyen terme) n’aurait-il pas été de jouer en même temps – au travers d’un double contrat d’association – Montpellier et Toulouse – option facilitée et légitimée par la reforme territoriale en cours ?

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20 juin 2014 5 20 /06 /juin /2014 06:25

Une deuxième session de rattrapage n’a pu être organisée pour les listes de dernière minute. Cela est fort dommage car il aurait été intéressant de voir comment ces groupes – composés majoritairement de trentenaires qui usaient encore il n’y a pas très longtemps leurs fonds de culottes sur les bancs des amphis – percevaient l’institution universitaire.

Le dispositif mis en place par l’UPVD a donc eu le mérite d’amener les candidats à réfléchir sur le dossier universitaire et à faire connaître leur position. Belle opération de com (une de plus) pour l’UPVD – même si la recette est de plus en plus utilisée par les groupes de pression de la place. La communauté universitaire ne constituerait-elle qu’un « lobby » de plus ? De toute évidence, l’Université est traitée au mieux, dans le cadre du système clientéliste, comme un club sportif ou une association de défense d’intérêts locaux ou professionnels – à moins qu’elle ne puisse être instrumentalisée, par exemple au service d’une opération de rénovation urbaine. Et que reste-t-il, dans les dernières publications de synthèse des programmes diffusées en fin de campagne,  de toutes les belles déclarations faites dans les amphis 1 et 2 ? Pas grand-chose, dans la plupart des cas, sinon quelques articles de catalogues clientélistes, noyés dans un fatras de promesses démagogiques.

Ce qui est en jeu, c’est une absence de problématisation de ce qu’est/ devrait être une « ville universitaire » (ce qui explique probablement l’absence de Perpignan à l’AVUF), et, au-delà, une absence de véritable projet pour la ville et l’agglomération (comme, d’ailleurs, pour les Pyrénées Orientales). Aucune liste ne s’est vraiment distinguée en la matière. Même pas un projet plus ou moins fantasque – comme ceux auxquels nous avait habitués JPA (Archipel, Eurodistrict,…). Un projet solide que certains auraient  continué à défendre – même s’ils n’avaient pas gagné les élections.

Reste donc l’opération Dalle Arago de J.M. Pujol. Enfin, pendant quelque temps, on n’en a plus entendu parler. Silence radio tant de la part de ses promoteurs que de ses détracteurs qui auraient pu se manifester d’une manière ou d’une autre – la faute, peut-être, aux élections européennes intervenues dans la foulée qui ont déplacé le débat politique. Le dossier vient de refaire surface – sous une forme sensiblement différente. Nous y consacrerons notre prochain post.

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14 juin 2014 6 14 /06 /juin /2014 12:28

Le changement d’année universitaire est une saison propice pour les établissements financiers qui multiplient les offres alléchantes en direction des étudiants. Mais là, le Crédit Agricole Sud-Méditerranée a fait fort. Alors que l’année universitaire 2013-2014 est tout juste en train de s’achever (first mover advantage oblige), une distribution massive de tracts et des dépôts de piles de documents dans des lieux stratégiques (caisses de cafeteria, par exemple) ont fait connaître une offre « énorme » (sic) que tout étudiant sensé ne saurait refuser : « ça va être dur de passer à côté »…

Il faut bien reconnaître qu’un taux d’intérêt de 1%, la gratuité des frais de dossier et le caractère facultatif de l’assurance constituent des éléments particulièrement attractifs.

Quelles sont donc ces quatre offres philanthropiques d’un des membres éminents de la Fondation UPVD ? Un prêt Mosaïc de 1000 euros à rembourser sur douze mois, un prêt Good Loc de 2000 euros à rembourser sur 36 mois, un prêt Auto de 8000 euros à rembourser sur 48 mois et le top – un prêt Etudiant de 15000 euros avec un différé de remboursement de 36 mois, 36 mini-mensualités (12,44 euros) et 24 mensualités de plus de 600 euros. Notons au passage que l’assurance (fournie par Predica, une structure maison) double le taux d’intérêt (ou plus puisque « le coût de l’assurance peut varier en fonction de votre situation personnelle »).

Des étudiants généralement sans revenus, qui arrivent souvent à couvrir à peine leurs frais d’études par de petits jobs, à l’année ou en été, sont ainsi invités à se mettre la corde au cou pendant plusieurs années avec des mensualités allant de 56 à 170 euros.  Et les jeunes diplômés qui auraient souscrit un Prêt Etudiant devront rapidement obtenir – dans un contexte économique plus que difficile - un emploi en CDI à plus de 1800 euros nets mensuels pour rester dans des ratios d’endettement raisonnables. Les techniques classiques d’acquisition de clientèle (bonus d’ouverture de compte, carte bancaire gratuite la première année,….) ont été remisées au placard. Cette opération participe d’un matraquage médiatique d’incitation à l’endettement présenté comme un comportement « normal » - incitation d’autant plus révoltante que l’on vise des jeunes (voire des très jeunes), sans ressources et majoritairement, dans le cas de l’UPVD, issus de milieux modestes. En dernière instance, ce sont les cautions familiales (parents ou grands-parents) généralement déjà endettées – parfois lourdement – qui vont devoir s’engager. Des pratiques d’autant plus détestables que cet établissement bancaire ne cesse de vouloir s’affirmer comme mutualiste et citoyen.

Aux U.S.A., l’endettement étudiant a doublé en cinq ans pour dépasser désormais le millier de milliards de dollars et les défaillances ne cessent de se multiplier   (actuellement de l’ordre de 12%). Certains économistes, comme le Prix Nobel Joseph Stiglitz, vont même jusqu’à penser que la dette insolvable des étudiants est susceptible de provoquer  la prochaine crise….

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21 février 2014 5 21 /02 /février /2014 18:15

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Les « petites » listes – « A Gauche vraiment » et « Place aux Perpignanais(es) » - ,   s’étant manifestées un peu tard,  ont bénéficié d’une session de rattrapage le lundi 17 février.

Stéphanie Font (A Gauche vraiment) a planché la première et elle n’était pas dépaysée puisqu’elle a été étudiante en Histoire à l’UPVD.  La candidate a voulu d’entrée de jeu situer sans ambigüité son intervention : refus des promesses électoralistes,  discussion en profondeur des problématiques et expression des luttes. Elle a insisté sur le fait que c’est l’Etat qui se doit d’assurer un véritable service public de l’enseignement supérieur et que si les municipalités devaient s’engager financièrement, ce serait pour soutenir les universités en lutte contre l’Etat pour l’obliger à assumer ses responsabilités. Elle est favorable au renforcement du campus (« ce n’est pas l’université qui va sauver le centre-ville »), à une amélioration des transports publics (gratuits) et à un audit citoyen de la dette municipale. La création, au niveau national, d’une allocation d’autonomie pour tous les étudiants pourrait modifier radicalement bien des problématiques (conditions de vie, accès à la culture et aux sports, dynamisation du commerce local…). Lorsqu’il a été question de l’installation d’ « entreprises » sur le Campus, elle n’a tenu aucun compte de la spécificité des incubateurs pour défendre la sanctuarisation des établissements. Atypique, femme qui plus est, n’entrant pas dans le moule : il semblerait que cette candidate ait plutôt agacé des animateurs qui ont eu parfois tendance à la malmener ou à chercher à la piéger avec un « si vous étiez élue…. » incongru compte tenu du positionnement affiché par la liste.

Axel Belliard (Place aux Perpignanais(es)) a tout de suite assumé l’ « ailleurs » dans lequel il se situe. A la différence des autres candidats issus du système universitaire, il est un pur produit des « écoles » (Commerce et Journalisme). Il est en congé de parti (Parti de Gauche) et en binôme avec Jacqueline Amiel-Donat – elle-même en froid avec son propre parti (PS). Il participe certes du consensus qui émerge sur un certain nombre de dossiers (transports, logement, accès à la culture et aux sports, recours à l’expertise universitaire…) mais sur plusieurs points, par contre, son positionnement tend à se démarquer de celui des autres listes et peut faire débat. A commencer par une affirmation volontariste mais quelque peu péremptoire et simpliste, faisant fi du poids de la dette municipale et des compétences des différentes collectivités territoriales : l’Etat se désengage, la région est absente et « c’est à nous de reprendre le flambeau », « la Mairie doit être présente là où l’Etat est défaillant ». C’est, selon lui, la transition énergétique (qui concerne l’UPVD à plusieurs titres notamment celui de la formation) qui sera à même de donner des perspectives et de résoudre bien des problèmes. Enfin, last but not least, il se montre très favorable à l’éclatement des sites et se risque même à évoquer l’éventualité de la création à Perpignan d’une antenne de la Faculté de Médecine de Montpellier (tout cela traduisant une connaissance lacunaire du dossier universitaire perpignanais). L’ensemble est accompagné de propositions alternatives classiques (création de coopératives de citoyens, développement de l’économie sociale et solidaire, obligation de compte rendu de mandat périodique pour les élus…).

Dans nos prochains posts, nous tirerons les premières conclusions de cette initiative originale de l’UPVD, examinerons dans le détail certains dossiers (notamment celui des localisations) et compléterons le tout par quelques propositions inédites.

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20 février 2014 4 20 /02 /février /2014 05:21

elecmuni2014

L’exercice était particulièrement périlleux pour Jacques Cresta. Il est le responsable départemental d’un parti qui s’est renié en matière d’enseignement supérieur et de recherche en poursuivant, de fait, la même politique que ses adversaires précédemment au pouvoir. Comme député, il a voté tous les textes qui ont permis la poursuite voire l’aggravation de la dite politique de désengagement de l’Etat sous couvert d’autonomie des établissements et de recomposition à la hussarde du paysage universitaire français (mettant en danger l’existence même de l’UPVD). En tant que Conseiller Régional membre du groupe majoritaire, il se doit aussi d’assumer une politique de métropolisation dont Perpignan et les Pyrénées Orientales font quotidiennement les frais. Enfin, il ne peut ignorer la tiédeur (pour ne pas dire autre chose) de l’engagement du Conseil Général des P.O. * – dont le ban et l’arrière-ban étaient venu le soutenir.

Mais c’est un candidat décomplexé qui a planché devant une communauté universitaire peut-être trop courtoise (à moins que cette réserve ne soit due à la crainte des représailles auxquelles nous a habitués l’hôte des berges du Lez). Que retenir d’une prestation oscillant souvent entre discours convenu et stratégie d’évitement (ce qui lui a valu quelques rappels à l’ordre) ? Il est contre le projet de la Dalle Arago (mais d’où sort-il donc ce chiffre de 2000 étudiants alors que JM.Pujol n’en annonce que 600 ?). C’est le logement étudiant – notamment sous la forme d’appartements destinés à la colocation – qu’il souhaiterait promouvoir en centre ville (mais il botte en touche lorsqu’on lui demande des précisions en matière de localisation et de chiffrage). Comme tous les autres candidats, il est favorable à la création sur le Campus d’un incubateur d’entreprises et à une amélioration des transports en commun – pour lesquels il va jusqu’à promettre la gratuité (sans chiffrer pour autant le coût de la mesure). Tout cela avec en filigrane  - comme le laissent à penser plusieurs références à un nécessaire « partenariat avec les autres collectivités » - la promesse implicite (s’il est élu, bien sûr) d’une implication conséquente du Conseil Général et surtout du Conseil Régional – d’autant que cette même région, precise-t-il, gère désormais les financements européens et qu’avec le CPER (Etat-Région) cela fait « une force de frappe financière » de près de 2 Milliards d’euros.

Poca vergonya, diraient les catalanophones.

 

*http://perpignan-universite.over-blog.com/article-preparer-l-avenir-le-memorial-plutot-que-l-universite-119540195.html

 

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18 février 2014 2 18 /02 /février /2014 02:23

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Deux encore, ça va mais trois d’affilée sur 3h30, on a frisé l’overdose. L’UPVD recevait successivement, le jeudi 13 février, L.Aliot, C.Ripoull et J.Cresta.

Nous avons eu droit avec L.Aliot au même couplet introductif qu’avec J.Codognes et JM.Pujol : je suis de la famille, l’université je connais, j’y ai fait mes études couronnées par l’obtention d’un Doctorat à la faculté de droit de Toulouse (avec J.Cresta, c’est plus prosaïque : « J’en suis issu – cet amphi le l’ai connu…dans un autre état… »). Mais les similitudes s’arrêtent là. Avec L.Aliot on est plutôt dans le bille en tête. On croyait devoir attendre la gauche de la gauche lundi pour dénoncer l’actuelle politique universitaire du gouvernement mais l’auditoire a eu droit d’emblée à une dénonciation de la politique menée de Valérie Pecresse à Geneviève Fioraso tout droit issue des préconisations du Rapport Attali. Plus une attaque contre l’Europe ultralibérale, la mondialisation et le démantèlement des services publics. La seconde mise au point portait sur les compétences des différentes collectivités territoriales, avec pour conclusion implicite de ne pas demander à la municipalité de pallier au désengagement des autres. Quant au dossier épineux de la Dalle Arago, la priorité affirmée est le dossier de la cité judiciaire et non le dossier non chiffré d’une hypothétique relocalisation des enseignements juridiques. Du côté positif, une meilleure desserte mieux cadencée et plus tardive du Campus par une flotte de minibus électriques, une mobilisation financière de l’agglo (le million d’euros semble être devenu la référence de la plupart des candidats), une proposition originale de bourses au mérite (surtout au moment où l’Etat les remet en cause – mais la proposition n’est pas chiffrée), un programme intergénérationnel (à préciser) et une meilleure répartition des subventions en faveur des associations étudiantes. Notons enfin un certain réalisme en matière de relations transfrontalières (avec la question qui fâche : les sud-catalans sont-ils vraiment intéressés ?).

Avec Clotilde Ripoull, ça a été plutôt la « positive attitude ». Forte de son expérience de conseillère municipale d’opposition, elle propose trois axes : un engagement financier fort (sur des investissements et non pour le fonctionnement et en cofinancement pour forcer la main aux autres collectivités), un engagement sur la vie de l’étudiant et un recours systématique à l’expertise universitaire. En matière d’urbanisme, à la différence des autres candidats, son option est claire : l’option  Campus doit être maintenue et consolidée et les projets de relocalisation comme celui de la Dalle Arago sont de l’ordre du fantasme. L’intégration du campus à la ville constitue donc une priorité : meilleure desserte et pistes cyclables (il y a une quasi unanimité sur ce dossier) mais aussi une proposition originale s’apparentant au train-tram/tram-train (ceux qui connaissent Toulouse penseront de suite à la ligne C entre Colomiers et Les Arènes). Favorable – comme tous les autres candidats – à la création d’un incubateur d’entreprises sur le campus, elle va cependant plus loin en évoquant les possibilités d’un « quartier numérique ». Même attitude sur le Pass Culture pour les étudiants. Par contre, ça dérape sur le transfrontalier : créer un « pôle » avec mise à disposition de personnels, attirer des étudiants sud-catalans (s’il y avait une forte attractivité de l’UPVD au sud des Albères, ça se saurait déjà) … - on est à la limite du discours convenu. Enfin, grosse réticence du côté de la com avec une volonté – méritoire – de lutter contre l’inflation des budgets de communication (la solution passant par un meilleur ciblage et l’exploitation de toutes les synergies).

Le prochain post sera consacré à la prestation de J.Cresta.

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13 février 2014 4 13 /02 /février /2014 05:57

elecmuni2014

L’UPVD a complété le casting de son show pré-électoral avec les deux listes de la gauche de la gauche (Axel Belliard – Stéphanie Font) programmées pour le lundi 17 février à 18h. Dés le premier tour de piste, Frédérique Michalak – journaliste à L’Indépendant et animatrice des débats – a précisé les règles du jeu : cinq minutes chrono pour présenter la plateforme universitaire de la liste, session de questions-réponses avec deux universitaires de l’UPVD et elle-même (25/30 minutes) et un quart d’heure pour les interventions de l'amphi et via Twitter.

A la fin de la session de mardi soir, on peut être tenté de comparer les prestations des deux premiers intervenants. JMPujol est à l’offensive, avec son projet de relocalisation de la Faculté de Droit (sur la Dalle Arago) – JCodognès est sur la défensive et concède qu’il ne serait pas contre une opération de ce genre si – bonne remarque - c’est vraiment la volonté de l’Université. De toute évidence le projet qu’il avait sur St Jacques lors des précédentes élections est passé à la trappe. JC avait déjà raté son entrée en scène en n’arrivant à présenter dans les cinq minutes imparties que le premier des trois volets de son programme universitaire ; il se retrouve pris de court parce que sa liste ne semble pas avoir été à même de préparer une riposte adéquate alors que le projet de relocalisation de son adversaire était déjà connu avant le début de la campagne électorale,. Par contre, sur la question du financement récurrent de l’UPVD par la municipalité, amorcée par la présentation de la convention avec Narbonne (150 000 euros pour un peu moins de mille étudiants), c’est JC qui est à l’offensive avec une proposition plancher d’ 1 M. €.  JMP, de son côté, se retranche derrière le fait que le « cadeau » fait à l’UPVD avec l’exonération de la taxe foncière représente un bon million d’euros (son propre parti n’a-t-il pas pourtant déclaré, à propos des entreprises, que les exonérations et avantages fiscaux n’étaient pas des « cadeaux »…). Tout cela pour finir avec une apologie par JMP et l’un des ses colistiers (ancien de Sciences Po) d’une franche augmentation des droits d’inscription (les étudiants et leurs familles apprécieront…). Hors de la Dalle Arago, donc, point de salut ni de subsides ? Pour le reste, ce ne sont que des nuances propres à chaque courant politique ou des discours convenus : les transports, la valorisation de la recherche, l’accès aux installations sportives et culturelles, la promotion de l’UPVD etc.

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12 février 2014 3 12 /02 /février /2014 11:14

 

elecmuni2014

Tour de chauffe dans la Semaine du Roussillon avec la présentation des dix actions prioritaires de chacune des sept listes en présence. Seule la liste « Perpignan pour tous » (JMPujol) mentionne l’Université – en deuxième position – avec son projet de retour au Centre-Ville d’un demi-millier d’étudiants en Droit ; quelques précisions sur le projet apparaissent sur son site web dans le cadre de l’opération « Cœur de Ville ».

« Perpignan Equilibre » (CRipoull), de son côté, met en avant dans son journal de campagne une solution Campus avec une meilleure synergie avec le Moulin à Vent et une amélioration de la desserte de l’UPVD ; elle insiste par ailleurs sur les activités de recherche et promet un financement plus important pour la Fondation. Enfin, « Perpignan Ensemble » (LAliot) évoque sur son site web - sans plus de détails pour l’instant - « la création d’une antenne de l’Université en Centre Ville ».

 Bien peu de choses, en vérité, à l’exception du premier projet sur lequel nous aurons l’occasion de revenir. Obligés de plancher durant une bonne heure devant la communauté universitaire, les candidats seront bien obligés de préciser rapidement leurs positions. Nous rendrons compte du premier round de mardi soir dans notre prochain post.

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10 février 2014 1 10 /02 /février /2014 17:18

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La campagne des élections municipales se met peu à peu en place avec l’ouverture de sites web (qui ne présentent encore que des programmes lacunaires), une rubrique quotidienne thématique de l’Indépendant  et la distribution de documents (pas grand-chose pour l’instant en dehors d’invitations à des réunions de quartier ou thématiques – à l’exception du journal L’Indépendante de la liste Perpignan Equilibre). Comme d’habitude, nous nous efforcerons de couvrir le volet universitaire des listes en présence et de faire un certain nombre de propositions.

Première étape importante : mardi 11 et jeudi 13 février sur le Campus (à partir de 18h – Amphi 1 et Amphi2)

A l'occasion de l'événement "L'UPVD s'invite dans la campagne des municipales", en partenariat avec L'Indépendant, l'Université proposera un « live tweet » des interventions des candidats sur Twitter - à suivre sur le compte officiel de l'upvd : @upvd1. Vous pourrez aussi partager vos réactions sur le hashtag : #UPVDmunicipales. Ces interventions seront ouvertes à la communauté universitaire, mais également à tout citoyen soucieux de l'avenir de son université dans la ville.

Mardi 11 février

18h Jean-Marc Pujol à l’Amphi 1 – 19h15 Jean Codognes à l’Amphi 2

Jeudi 13 février

18h Louis Alliot à l’Amphi 1 – 19h15 Clotilde Ripoull à l’Amphi 2 – 20h30 Jacques Cresta à l’Amphi 1

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