Mercredi 15 juin 2011 3 15 /06 /Juin /2011 19:22

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La filière LEA (Langues Etrangères Appliquées aux affaires et au commerce) de l’Université de Perpignan, créée il y a déjà près de quarante ans, a souvent été pionnière dans un certain nombre de domaines : professionnalisation, nouvelles technologies, tourisme, traductorat-interprétariat, commerce transfrontalier, relations Europe du Nord-Europe du Sud,… Elle s’est donc tout naturellement investie dans les relations transpyrénéennes en offrant le catalan en spécialité majeure (combinaisons Catalan-Castillan, Catalan-Anglais et Catalan-Allemand) ou complémentaire (Langue 3) ; elle a par ailleurs développé au fil des ans (notamment pour assurer des stages de qualité à ses étudiants) un large réseau de relations internationales.

Mais il semblerait bien que le Département L.E.A. de la Faculté de Lettres et Sciences Humaines ait désormais intégré la liste noire de la direction de l’UPVD : suppression du catalan comme spécialité, menaces sur l’enseignement de l’allemand, contraction des relations internationales,… au point d’amener l’équipe enseignante, indignée par une avalanche de décisions brutales et tardives et l’absence totale de concertation, à entamer une grève pédagogique et administrative.

Si certains ont pu en être surpris, d’autres avaient déjà senti le vent tourner. L’administrateur provisoire de l’IFCT (Institut Franco-Catalan Transfrontalier) n’avait-il pas déclaré à plusieurs reprises (et par écrit) que son institut devrait avoir le « monopole » des études catalanes, dans la perspective de la création d’une Licence ETC (Etudes Transfrontalières et Catalanes) et d’un nouvel institut, l’ICETT (Institut Catalan d’Etudes Transfrontalières et Touristiques) issu de la fusion de l’IFCT et des ruines de la filière Tourisme-Hôtellerie de la Faculté STHI (Sports Tourisme Hôtellerie Internationale) destinée à être démantelée (faculté dont ce même administrateur provisoire est aussi le doyen).

La reforme universitaire (LRU) a été souvent perçue comme une mise en concurrence des établissements. Mais ce que nous avons là est encore pire : c’est une mise en concurrence, en interne, de composantes d’un même établissement. De toute évidence, les responsables du futur ICETT – appuyés par la direction de l’UPVD - semblent avoir considéré que le Département LEA était susceptible de faire de l’ombre au conglomérat quelque peu hétéroclite qu’ils cherchaient à imposer à la hussarde (ce qui a provoqué, par ailleurs, une réaction de l’équipe pédagogique de la Licence de Catalan).

Nous avions déjà eu droit à une campagne publicitaire pour le moins racoleuse, du style « réclame » à l’ancienne – que certains ont même pu considérer comme mensongère (cf. posts du 5 et du 8 juin 2011). Comme si cela ne suffisait pas, voilà que l’on passe maintenant à la mise à mort de victimes expiatoires censées représenter l’ « ennemi » du clan  - thématique déjà récurrente du temps de l’ancienne direction de l’IFCT. Décidemment, à l’UPVD, on n’arrête pas le progrès….

Par Pere Pi - Publié dans : Gouvernance - Communauté : Pyrénées-Méditerranée
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Mercredi 8 juin 2011 3 08 /06 /Juin /2011 09:08

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Les lecteurs de l’Indépendant du lundi 6 juin ont pu découvrir en page 8, entre deux publicités pour la Generali Solo 2011 et ReducAvenue, un grand encart (publicitaire ? payant ?) à l’en-tête de l’UPVD. A la différence de l’affichette diffusée par l’IEC (cf. notre post du 5 juin), point d’ambigüité : un chapeau précise que « L’UFR STHI et l’IFCT s’associent et proposent des formations post bac pour l’année 2011-2012 ». Cela a tout l’air d’une opération officielle du Service de la Communication, avec des informations validées par le responsable de la D.E.P. Mais est-ce vraiment le cas ?

Un doute commence à s’installer dès la première ligne

-          Il y est question d’une « licence pluridisciplinaire » alors qu’il semblerait que le CNESER ait en fait habilité une spécialité de la mention LLCER (Langues Littératures et Civilisations Etrangères et Régionales)

-          Il est à nouveau question d’une « licence de Tourisme » (avec quelle habilitation ?) qui serait, à première vue, sélective – puisqu’il est fait mention d’une « priorité » accordée aux catalanisants de 2e année (quid de l’interdiction de la sélection au niveau L – en dehors des licences professionnelles ?)

Les Masters sont miraculeusement passés de six à quatre – sans que soit précisé s’il s’agit de mentions, de spécialités ou de simples parcours. Et les malheureux sociologues, qui avaient accepté bien des compromis pour conserver un semblant de master, passent à la trappe du Père Ubu : « Mobilités et Altérités » disparaissent de la spécialité Recherche.

L’alinéa « Débouchés possibles », en forme d’inventaire à la Prévert, est du style miroir aux alouettes. Ces formations sont censées ouvrir toutes les portes : « enseignement, médias, publicité, tourisme, hôtellerie,…. » ; mais que pèsent exactement ces formations par rapport à d’autres formations plus spécialisées et mieux ciblées ? Quels en sont les résultats – qualitatifs et quantitatifs – en matière d’insertion professionnelle pour les quatre années du précédent plan quadriennal ?

Ce n’est plus de l’information destinée à l’orientation des futurs bacheliers mais cela ressemble plutôt à  une mauvaise publicité racoleuse ….

Par Pere Pi - Publié dans : Communication - Communauté : Pyrénées-Méditerranée
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Dimanche 5 juin 2011 7 05 /06 /Juin /2011 16:23

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La délégation de Perpignan de l’I.E.C. (Institut d’Estudis Catalans), hébergée dans l’aile droite de la Casa dels Països Catalans de l’Université de Perpignan, a diffusé récemment par mail à un certain nombre d’acteurs des secteurs culturel, éducatif et de l’information, une affichette de couleur jaune, rédigée en catalan, à l’en-tête de l’UPVD, présentant une offre de formation de huit diplômes. Premier étonnement : en principe, ce type de communication est exclusivement assuré soit par le Service de la Communication, soit par le SCUIO – qui vérifient en amont, plutôt deux fois qu’une, les informations à diffuser. Dans un autre message, l’IEC précise qu’il ne fait que relayer la communication de l’IFCT (Institut Franco-Catalan Transfrontalier). Nouvelles questions : pourquoi ce document n’est-il pas à l’en-tête de l’IFCT et pourquoi renvoie-t-il à deux « départements » - de Tourisme et de Catalan ? Cela voudrait-il dire que la Faculté STHI a déjà été démantelée et que sa filière tourisme a été intégrée à l’IFCT ? Certes, cette éventualité a été évoquée à plusieurs  reprises ; mais alors, quand les conseils centraux ont-ils donc voté la mise en œuvre de cette restructuration, dans quelles conditions les transferts de personnel ont-ils été effectués et qui a décidé du nouvel organigramme  qui rend caduques les statuts de l’IFCT et la composition de son conseil d’administration (ce qui impliquerait par ailleurs un autre vote des conseils centraux et de nouvelles élections) ?. Décidemment, tout cela fait quelque peu désordre….

Mais ce n’est pas tout ! Le document annonce une licence pluridisciplinaire ETC (Etudes Transfrontalières et Catalanes) composée de…deux licences (Catalan et Tourisme). Le document officiel soumis par le Ministère au vote du CNESER mentionnait pourtant d’une part une Licence Domaine Arts Lettres Langues Mention Langues Littératures et Civilisations Etrangères et Régionales avec trois Spécialités – Anglais, Espagnol et Etudes transfrontalières et catalanes -  et d’autre part, en ce qui concerne le Tourisme, précisait bien « L’Université retire cette mention. Le tourisme devient un parcours d’une spécialité de la mention LLCER ». Ajoutons l’étonnement de la plupart des membres de l’équipe pédagogique laissés, semble-t-il, à l’écart de ces grandes manœuvres.

La  cerise sur le gâteau, ce sont les Masters : « També tenim 6 màsters ». Mais dans le document CNESER n’apparaissent qu’un Master mention Education et Formation et un Master mention Etudes Européennes et Internationales avec trois spécialités – deux spécialités pro (Relations Transfrontalières et Tourisme-Hôtellerie) et une seule spécialité recherche (Etudes Catalanes Mobilités et Altérités).

 

 (à suivre)  

         

Par Pere Pi - Publié dans : Communication - Communauté : Pyrénées-Méditerranée
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Mardi 5 avril 2011 2 05 /04 /Avr /2011 00:46

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La fusion des deux composantes FSTHI (Faculté Sport Tourisme Hôtellerie Internationale) – hors STAPS – et IFCT (Institut Franco-Catalan Transfrontalier) a été publiquement annoncée dans le document de présentation du plan quadriennal de développement 2011-2014 de l’Université de Perpignan Via Domitia.

Nombreux sont ceux qui, tant au sein de l’université qu’à l’extérieur du campus, ne manquent pas de se poser à ce sujet un certain nombre de questions (qui, pour la plupart, demeurent encore sans réponse de source autorisée) :

 

1…tout d’abord, bien évidemment, tous les intéressés souhaiteraient comprendre ce qui a pu, en dernière instance, justifier une telle fusion – pourquoi avoir écarté d’autres solutions ? l’intégration des études catalanes au sein de la Faculté de Lettres et Sciences Humaines et l’adjonction du Tourisme aux domaines de compétence de l’I.A.E. (Institut d’Administration des Entreprises) n’auraient-elles pas constitué une solution plus simple et plus rationnelle ?

2…quand cette fusion doit-elle avoir lieu – avec la disparition officielle de l’IFCT et de la Faculté STHI, l’intégration du STAPS de Font-Romeu à la Faculté des Sciences  et la création de l’ICETT (Institut Catalan d’Etudes Transfrontalières et Touristiques) ? Comment sera gérée la période de transition (administration provisoire de l’IFCT par le Doyen de la FSTHI, non renouvellement des élus étudiants,…) ?

3…la filière Tourisme-Hôtellerie quittera-t-elle définitivement le Site Percier ? dans l’affirmative, où va-t-elle aller s’installer avec ses services administratifs, son équipe pédagogique, son centre de ressources et tous ses étudiants ? la Casa dels Països Catalans deviendra-t-elle le siège officiel de l’ICETT ? Quelle sera la situation administrative de ce bâtiment de 1500 m2 initialement financé pour promouvoir les études catalanes ?

4…compte-tenu du déséquilibre entre les deux filières, sur quelles bases le conseil d’administration de l’ICETT sera-t-il constitué ? les usagers de l’ex IFCT ne risquent-ils pas de devenir minoritaires au sein des nouvelles instances statutaires ? la fusion ne risque-t-elle pas de se transformer en annexion pure et simple ?

5…comment la direction de l’ICETT va-t-elle régler le contentieux de la bibliothèque de la Casa dels Països Catalans (certains membres de la future équipe de direction ayant déjà laissé entendre qu’ils étaient favorables à son démantèlement)

6…la nouvelle structure inclura-t-elle l’antenne de Mende et les  multiples délocalisations-partenariats de l’ex FSTHI (même si elles ne concerneront plus désormais, semble-t-il, que des diplômes d’université et non des diplômes nationaux) ? le maintien de cet axe stratégique est-il compatible avec l’affichage « transfrontalier » franco-catalan de la nouvelle entité ?

7…les discours - et l’iconographie - qui accompagnent cette opération de fusion mériteraient une analyse socio-linguistique et idéologique approfondie (conceptions de la langue, de la culture et de leur relation, du patrimoine, du transfrontalier….qui paraissent souvent pour le moins décalées, sinon en rupture avec le positionnement historique de l’Institut Franco-Catalan)

8…l’Institut Franco-Catalan avait pu, au fil des ans, développer avec un certain succès une politique de normalisation linguistique - mais qu’en sera-t-il au sein de la nouvelle structure ? un cahier des charges (ou une charte) linguistique a-t-il était prévu ?

 

Au fur et à mesure de l’avancement de ce projet de fusion, de nouvelles questions viendront probablement s’ajouter à cette première liste, certes lacunaire (nous ne manquerons pas de la compléter régulièrement)   mais qui devrait permettre de lancer le débat.

 

Par Pere Pi - Publié dans : Gouvernance - Communauté : Pyrénées-Méditerranée
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Vendredi 18 mars 2011 5 18 /03 /Mars /2011 07:44

cantonales1

L’Université paraît être la grande absente – à quelques exceptions près* - de la littérature politique produite à l’occasion des élections cantonales, la plupart des candidats se limitant prudemment aux  compétences obligatoires, avec des perspectives souvent circonscrites à leur seul canton.

Alors que la restauration de l’université perpignanaise avait essentiellement reposé sur l’action conjointe de la municipalité de Perpignan et du Conseil Général des Pyrénées Orientales,  ce dernier ne semble plus intervenir qu’au coup par coup, sans réelle maîtrise des dossiers et sans stratégie cohérente à moyen terme.

Ailleurs, pourtant, certains conseils généraux demeurent largement impliqués dans des politiques volontaristes de développement des enseignements supérieurs, allant jusqu’à s’engager dans des conventions ou des programmations pluriannuelles : Aube, Vienne, Meurthe-et-Moselle, Val d’Oise, Guyane, Pas de Calais, Finistère ou Loiret, entre autres.

Faudra-t-il attendre une menace concrète de démantèlement de l’UPVD – réduite à un état d’université croupion ou totalement absorbée par l’UMSF - pour que nos (futurs) élus sortent enfin de leur léthargie alors que la situation sera devenue irréversible…..

 

*une mention, par une organisation politique dans sa documentation papier commune à tous ses candidats et reproduite sur son site web (avec quatre erreurs techniques sur onze lignes), une mention sur le site web d’une autre organisation et une référence institutionnelle dans la biographie des candidats ou suppléants universitaires (enseignants-chercheurs et étudiants).

 

 

   

Par Pere Pi - Publié dans : Ville-Université - Communauté : Développement des territoires
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