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18 février 2014 2 18 /02 /février /2014 02:23

elecmuni2014

Deux encore, ça va mais trois d’affilée sur 3h30, on a frisé l’overdose. L’UPVD recevait successivement, le jeudi 13 février, L.Aliot, C.Ripoull et J.Cresta.

Nous avons eu droit avec L.Aliot au même couplet introductif qu’avec J.Codognes et JM.Pujol : je suis de la famille, l’université je connais, j’y ai fait mes études couronnées par l’obtention d’un Doctorat à la faculté de droit de Toulouse (avec J.Cresta, c’est plus prosaïque : « J’en suis issu – cet amphi le l’ai connu…dans un autre état… »). Mais les similitudes s’arrêtent là. Avec L.Aliot on est plutôt dans le bille en tête. On croyait devoir attendre la gauche de la gauche lundi pour dénoncer l’actuelle politique universitaire du gouvernement mais l’auditoire a eu droit d’emblée à une dénonciation de la politique menée de Valérie Pecresse à Geneviève Fioraso tout droit issue des préconisations du Rapport Attali. Plus une attaque contre l’Europe ultralibérale, la mondialisation et le démantèlement des services publics. La seconde mise au point portait sur les compétences des différentes collectivités territoriales, avec pour conclusion implicite de ne pas demander à la municipalité de pallier au désengagement des autres. Quant au dossier épineux de la Dalle Arago, la priorité affirmée est le dossier de la cité judiciaire et non le dossier non chiffré d’une hypothétique relocalisation des enseignements juridiques. Du côté positif, une meilleure desserte mieux cadencée et plus tardive du Campus par une flotte de minibus électriques, une mobilisation financière de l’agglo (le million d’euros semble être devenu la référence de la plupart des candidats), une proposition originale de bourses au mérite (surtout au moment où l’Etat les remet en cause – mais la proposition n’est pas chiffrée), un programme intergénérationnel (à préciser) et une meilleure répartition des subventions en faveur des associations étudiantes. Notons enfin un certain réalisme en matière de relations transfrontalières (avec la question qui fâche : les sud-catalans sont-ils vraiment intéressés ?).

Avec Clotilde Ripoull, ça a été plutôt la « positive attitude ». Forte de son expérience de conseillère municipale d’opposition, elle propose trois axes : un engagement financier fort (sur des investissements et non pour le fonctionnement et en cofinancement pour forcer la main aux autres collectivités), un engagement sur la vie de l’étudiant et un recours systématique à l’expertise universitaire. En matière d’urbanisme, à la différence des autres candidats, son option est claire : l’option  Campus doit être maintenue et consolidée et les projets de relocalisation comme celui de la Dalle Arago sont de l’ordre du fantasme. L’intégration du campus à la ville constitue donc une priorité : meilleure desserte et pistes cyclables (il y a une quasi unanimité sur ce dossier) mais aussi une proposition originale s’apparentant au train-tram/tram-train (ceux qui connaissent Toulouse penseront de suite à la ligne C entre Colomiers et Les Arènes). Favorable – comme tous les autres candidats – à la création d’un incubateur d’entreprises sur le campus, elle va cependant plus loin en évoquant les possibilités d’un « quartier numérique ». Même attitude sur le Pass Culture pour les étudiants. Par contre, ça dérape sur le transfrontalier : créer un « pôle » avec mise à disposition de personnels, attirer des étudiants sud-catalans (s’il y avait une forte attractivité de l’UPVD au sud des Albères, ça se saurait déjà) … - on est à la limite du discours convenu. Enfin, grosse réticence du côté de la com avec une volonté – méritoire – de lutter contre l’inflation des budgets de communication (la solution passant par un meilleur ciblage et l’exploitation de toutes les synergies).

Le prochain post sera consacré à la prestation de J.Cresta.

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