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20 février 2014 4 20 /02 /février /2014 05:21

elecmuni2014

L’exercice était particulièrement périlleux pour Jacques Cresta. Il est le responsable départemental d’un parti qui s’est renié en matière d’enseignement supérieur et de recherche en poursuivant, de fait, la même politique que ses adversaires précédemment au pouvoir. Comme député, il a voté tous les textes qui ont permis la poursuite voire l’aggravation de la dite politique de désengagement de l’Etat sous couvert d’autonomie des établissements et de recomposition à la hussarde du paysage universitaire français (mettant en danger l’existence même de l’UPVD). En tant que Conseiller Régional membre du groupe majoritaire, il se doit aussi d’assumer une politique de métropolisation dont Perpignan et les Pyrénées Orientales font quotidiennement les frais. Enfin, il ne peut ignorer la tiédeur (pour ne pas dire autre chose) de l’engagement du Conseil Général des P.O. * – dont le ban et l’arrière-ban étaient venu le soutenir.

Mais c’est un candidat décomplexé qui a planché devant une communauté universitaire peut-être trop courtoise (à moins que cette réserve ne soit due à la crainte des représailles auxquelles nous a habitués l’hôte des berges du Lez). Que retenir d’une prestation oscillant souvent entre discours convenu et stratégie d’évitement (ce qui lui a valu quelques rappels à l’ordre) ? Il est contre le projet de la Dalle Arago (mais d’où sort-il donc ce chiffre de 2000 étudiants alors que JM.Pujol n’en annonce que 600 ?). C’est le logement étudiant – notamment sous la forme d’appartements destinés à la colocation – qu’il souhaiterait promouvoir en centre ville (mais il botte en touche lorsqu’on lui demande des précisions en matière de localisation et de chiffrage). Comme tous les autres candidats, il est favorable à la création sur le Campus d’un incubateur d’entreprises et à une amélioration des transports en commun – pour lesquels il va jusqu’à promettre la gratuité (sans chiffrer pour autant le coût de la mesure). Tout cela avec en filigrane  - comme le laissent à penser plusieurs références à un nécessaire « partenariat avec les autres collectivités » - la promesse implicite (s’il est élu, bien sûr) d’une implication conséquente du Conseil Général et surtout du Conseil Régional – d’autant que cette même région, precise-t-il, gère désormais les financements européens et qu’avec le CPER (Etat-Région) cela fait « une force de frappe financière » de près de 2 Milliards d’euros.

Poca vergonya, diraient les catalanophones.

 

*http://perpignan-universite.over-blog.com/article-preparer-l-avenir-le-memorial-plutot-que-l-universite-119540195.html

 

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