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21 février 2014 5 21 /02 /février /2014 18:15

elecmuni2014

Les « petites » listes – « A Gauche vraiment » et « Place aux Perpignanais(es) » - ,   s’étant manifestées un peu tard,  ont bénéficié d’une session de rattrapage le lundi 17 février.

Stéphanie Font (A Gauche vraiment) a planché la première et elle n’était pas dépaysée puisqu’elle a été étudiante en Histoire à l’UPVD.  La candidate a voulu d’entrée de jeu situer sans ambigüité son intervention : refus des promesses électoralistes,  discussion en profondeur des problématiques et expression des luttes. Elle a insisté sur le fait que c’est l’Etat qui se doit d’assurer un véritable service public de l’enseignement supérieur et que si les municipalités devaient s’engager financièrement, ce serait pour soutenir les universités en lutte contre l’Etat pour l’obliger à assumer ses responsabilités. Elle est favorable au renforcement du campus (« ce n’est pas l’université qui va sauver le centre-ville »), à une amélioration des transports publics (gratuits) et à un audit citoyen de la dette municipale. La création, au niveau national, d’une allocation d’autonomie pour tous les étudiants pourrait modifier radicalement bien des problématiques (conditions de vie, accès à la culture et aux sports, dynamisation du commerce local…). Lorsqu’il a été question de l’installation d’ « entreprises » sur le Campus, elle n’a tenu aucun compte de la spécificité des incubateurs pour défendre la sanctuarisation des établissements. Atypique, femme qui plus est, n’entrant pas dans le moule : il semblerait que cette candidate ait plutôt agacé des animateurs qui ont eu parfois tendance à la malmener ou à chercher à la piéger avec un « si vous étiez élue…. » incongru compte tenu du positionnement affiché par la liste.

Axel Belliard (Place aux Perpignanais(es)) a tout de suite assumé l’ « ailleurs » dans lequel il se situe. A la différence des autres candidats issus du système universitaire, il est un pur produit des « écoles » (Commerce et Journalisme). Il est en congé de parti (Parti de Gauche) et en binôme avec Jacqueline Amiel-Donat – elle-même en froid avec son propre parti (PS). Il participe certes du consensus qui émerge sur un certain nombre de dossiers (transports, logement, accès à la culture et aux sports, recours à l’expertise universitaire…) mais sur plusieurs points, par contre, son positionnement tend à se démarquer de celui des autres listes et peut faire débat. A commencer par une affirmation volontariste mais quelque peu péremptoire et simpliste, faisant fi du poids de la dette municipale et des compétences des différentes collectivités territoriales : l’Etat se désengage, la région est absente et « c’est à nous de reprendre le flambeau », « la Mairie doit être présente là où l’Etat est défaillant ». C’est, selon lui, la transition énergétique (qui concerne l’UPVD à plusieurs titres notamment celui de la formation) qui sera à même de donner des perspectives et de résoudre bien des problèmes. Enfin, last but not least, il se montre très favorable à l’éclatement des sites et se risque même à évoquer l’éventualité de la création à Perpignan d’une antenne de la Faculté de Médecine de Montpellier (tout cela traduisant une connaissance lacunaire du dossier universitaire perpignanais). L’ensemble est accompagné de propositions alternatives classiques (création de coopératives de citoyens, développement de l’économie sociale et solidaire, obligation de compte rendu de mandat périodique pour les élus…).

Dans nos prochains posts, nous tirerons les premières conclusions de cette initiative originale de l’UPVD, examinerons dans le détail certains dossiers (notamment celui des localisations) et compléterons le tout par quelques propositions inédites.

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